Ostéopathie et scoliose

par Julie Couture-Tétreault D.O. ostéopathe chez Espace O

Définition
La scoliose est une problématique touchant la colonne vertébrale et où les vertèbres pivotent dans les trois plans de l’espace. La colonne est alors déviée et prend la forme d’un S. La déviation touche parfois uniquement une partie de la colonne (cervicale, thoracique ou lombaire) mais peut également inclure plusieurs sections. Lorsque le rachis thoracique est impliqué, on trouvera en plus une adaptation du thorax et des côtes (gibbosité) (Souchard et Ollier, 2002).
Une scoliose est le plus souvent détectée pendant la croissance, mais peut aussi survenir à l’âge adulte (Revel, 2015).
* À noter que les ostéopathes n’ont pas droit de diagnostic. Seuls des radiographies et un diagnostic médical peuvent conclure officiellement à une scoliose.
Origines
Les scolioses peuvent avoir différentes origines : malformation congénitale de la colonne, problème neurologique, idiopathique (sans cause connue). On peut retrouver aussi certaines « fausses scolioses » où les vertèbres n’ont pas de rotation en tant que telle et ont pour origine une douleur (scoliose antalgique) ou aucune douleur (attitude scoliotique). Enfin, la scoliose peut également résulter d’une adaptation posturale. Par exemple, une différence de longueur de jambes ou une rotation dans le bassin peut obliger la colonne à compenser (Souchard et Ollier, 2002).
Conséquences musculosquelettiques d’une scoliose
Peu importe l’origine de la scoliose, le corps doit s’adapter et compenser car ses points de repères sont changés. La posture globale sera alors affectée et toutes les structures proprioceptives seront recrutées de manière différente pour maintenir le corps en équilibre. Les personnes ayant une scoliose se plaignent donc souvent de douleurs, principalement au dos, mais peuvent également avoir des inconforts aux membres supérieurs et inférieurs, dépendamment du travail et des sports pratiqués.
Douleurs musculosquelettiques
Les douleurs reliées à une scoliose sont souvent d’ordre musculaire. L’ostéopathie et la massothérapie peuvent être d’une grande aide pour les diminuer et améliorer la souplesse.
Système nerveux
Dans le cas de problème de sommeil, de manque de récupération ou de mauvaise adaptation au stress, l’ostéopathie peut libérer certaines structures du système nerveux. Celui-ci sera alors abordé en diminuant les tensions dure-mériennes (membranes entourant le système nerveux) au niveau de la colonne vertébrale. Ces membranes, étant en constante tension à cause de la déviation de la colonne, provoquent une réactivité accrue du système en général. Le crâne ainsi que sa base s’adaptent aussi souvent à la déviation de la colonne. Il est donc important de les dégager, étant donné le grand nombre de réseaux nerveux présents dans cette zone.
Système digestif
L’ostéopathie peut également aider la digestion en équilibrant le système nerveux, mais aussi en relâchant les fascias reliés aux différents organes et viscères digestifs. Pour l’ostéopathe, la liberté d’une structure favorisera son bon fonctionnement. Cette liberté supportera également l’apport sanguin ainsi que le drainage de ces organes.
Système respiratoire
Dans le cas d’une scoliose, les côtes et les structures respiratoires peuvent être restreintes. L’ostéopathe portera alors son attention sur la mobilité du diaphragme thoracique ainsi que de la cage thoracique pour maximiser la capacité respiratoire.
Scoliose et orthodontie
L’ostéopathie sera d’autant plus indiquée lors de traitements d’orthodontie ou lorsque des ajustements sont prévus. Parce que le crâne est soumis à de nouvelles contraintes, une augmentation des inconforts liés à la scoliose peut survenir.
Autres événements
D’autre situations de la vie peuvent également soumettre une colonne scoliotique à de nouvelles contraintes : une grossesse, un accident, un traumatisme, un sport. Il est donc important d’aider le corps à mieux s’adapter pendant ou après ces événements.

En conclusion, peu importe la raison de consultation, l’ostéopathie a pour but d’améliorer la mobilité du corps afin de lui permettre de mieux s’adapter. C’est d’autant plus vrai dans le cas d’une scoliose, car le corps a davantage de contraintes auxquelles s’adapter. Dans ce type de problématique, il est souvent indiqué d’avoir un suivi adapté à chaque personne pour maintenir les fonctions et la souplesse. Votre corps vous en remerciera !

Julie Couture-Tétreault D.O., ostéopathe chez Espace O

julie.couturetetreault@espaceo.ca

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Références
Revel, N. (n.d. mise à jour 24 février 2015). Scoliose. Récupéré de http://www.ameli-sante.fr/scoliose/definition-et-causes-de-la-scoliose.html
Souchard P. et Ollier, M. (2002). Les scolioses, Traitement kinésithérapique et orthopédique. Paris. France : Masson.